Première mention écrite 1105 (≈ 1105)
Acte du cartulaire de Limoges (« *acclesia de Noala* »)
1125
Donation par dame Chambon
Donation par dame Chambon 1125 (≈ 1125)
Église, villa et dîmes cédées à la cathédrale
XIIe siècle
Construction des 3 premières travées
Construction des 3 premières travées XIIe siècle (≈ 1250)
Nef romane voûtée en berceau surbaissé
XVe siècle
Ajout des 4e et 5e travées
Ajout des 4e et 5e travées XVe siècle (≈ 1550)
Élargissement de la nef (6 mètres)
1863
Projet de restauration
Projet de restauration 1863 (≈ 1863)
Architecte Masbrenier
1923
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1923 (≈ 1923)
Arrêté du 9 mars 1923
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 9 mars 1923
Personnages clés
Dame Chambon - Donatrice
Cède l’église et ses dîmes en 1125
Masbrenier - Architecte
Auteur du projet de 1863
François Desfennes - Entrepreneur
Réalise les travaux en 1868
Origine et histoire de l'Église Saint-Pierre-Saint-Paul
L’église Saint-Pierre-Saint-Paul de La Nouaille, située dans le département de la Creuse en Nouvelle-Aquitaine, est mentionnée dès 1105 dans un acte du cartulaire de Limoges sous le nom « acclesia de Noala ». En 1125, un autre document atteste sa donation par une dame Chambon, incluant l’église, une villa et ses dîmes. L’édifice, dédié à saint Pierre, dépendait alors de l’archiprêtré d’Aubusson. Ses trois premières travées occidentales, larges de 5,50 mètres et voûtées en berceau surbaissé, datent du XIIe siècle, tandis que les 4e et 5e travées (6 mètres de large) remontent au XVe siècle. La façade a été refaite au XVIIe siècle, et le clocher isolé, probablement construit à la même époque, présente une flèche typique de la région.
La nef combine des éléments romans (voûtes en berceau brisé, chapiteaux à crossettes) et gothiques (arcs ogivaux, remplage trilobé au chevet). Une chapelle nord, voûtée en berceau brisé, et une porte au tympan sculpté de feuilles de chêne datent du XIVe siècle. Le monument, classé aux Monuments Historiques en 1923, a connu des restaurations aux XIXe et XXe siècles, notamment en 1863 (projet de l’architecte Masbrenier) et 1868 (travaux adjugés à François Desfennes). Son mobilier, répertorié dans la base Palissy, et son clocher couvert de bardeau en font un témoignage architectural majeur du Limousin.
L’église illustre l’évolution des styles religieux sur six siècles, depuis sa fondation médiévale jusqu’à ses remaniements modernes. Son vocable double (Saint-Pierre-Saint-Paul) et son histoire liée à la seigneurie locale — comme en témoigne la donation de la dame Chambon — soulignent son rôle central dans la vie communautaire et spirituelle de La Nouaille. Les actes du cartulaire de Limoges et les travaux des XIXe et XXe siècles documentent à la fois son ancienneté et les efforts pour sa préservation, reflétant l’attachement patrimonial de la région.